Avant de devenir le rendez-vous festif que l’on connaît aujourd’hui, le hareng a longtemps occupé une place importante dans la vie des ports normands. Dès le Moyen Âge, sa pêche et sa conservation jouent un rôle essentiel dans l’alimentation. Salé, fumé ou mariné, le poisson pouvait être conservé pendant plusieurs mois.
Jusque dans les années 1970, le hareng a fait tourner l’économie de tout le littoral. À Dieppe, Fécamp, Saint-Valery-en-Caux ou au Tréport avait ses harenguières, ses saurisseries, ses familles de marins-pêcheurs faisaient partie du paysage portuaire. La pêche au hareng organisait la vie des quais au rythme des marées.
Aujourd’hui, cette activité a évolué, mais la tradition du hareng reste bien vivante. Chaque automne, les Fêtes du hareng font revivre cette histoire sur les quais, autour des fumoirs, des étals et des dégustations de hareng fumé.
À Dieppe, le hareng partage aussi la vedette avec un autre produit emblématique de la pêche locale : la coquille Saint-Jacques. La ville est le premier port coquillier de France. De quoi réunir deux produits emblématiques de la gastronomie dieppoise.