Les plages et
les stations balnéaires

Du Havre au Tréport, 130 km de côte invitent les visiteurs à parcourir plus de 26 plages et de nombreuses valleuses, toutes plus saisissantes les unes que les autres.

Parfois nichées dans des vallées, des plages intimistes aux grandes stations, la côte d’Albâtre regorge de ces lieux encore à l’abri des grands flux touristiques.

L’histoire des plages en Seine-Maritime est ici très ancienne.

Dès 1824, la duchesse de Berry lança la mode des bains de mer à Dieppe  qui devint naturellement la 1ère station balnéaire de France. Le Havre, Sainte-Adresse se développèrent aussi très rapidement, Etretat, Fécamp, Le Tréport, Veules-les-Roses firent de même. Grâce à d’illustres personnages tels Alphonse Karr, Anaïs Aubert, Offenbach… toute l’aristocratie parisienne posa ses valises sur la Côte d’Albâtre.
L’apparition du chemin de fer en 1847 et 1848 reliant Paris à Dieppe et au Havre accéléra les déplacements depuis la capitale vers les plages de la côte. De nombreux anglais fréquentaient déjà la ville de Dieppe grâce à la liaison transmanche vers Newhaven. C’est d’ailleurs à Dieppe que Churchill rencontra son épouse.

Toute la côte d’Albâtre s’est alors parée de grands et luxueux hôtels, de casinos, de villas de style belle-époque, de tennis, d’hippodromes et de golfs afin de satisfaire les exigences de ces nouveaux touristes.

Malheureusement les guerres sont passées par là. Et la seconde guerre mondiale fût fatale au patrimoine balnéaire de la Côte d’Albâtre. L’ensemble des cités portuaires fût bombardé, les hôtels, casinos et fronts de mer entièrement détruits.

L’après-guerre permit de reconstruire, mais dans un style totalement différent.

Aujourd’hui, sur certaines plages de la Côte, il est assez facile de retrouver le style balnéaire qui fit la renommée de la Seine-Maritime. A Sainte-Adresse, Vaucottes, aux Petites-Dalles ou bien à Mesnil-Val, de nombreuses villas belle-époque dominent encore la mer et font la fierté de leurs habitants.