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Rétrospective Akira Kurosawa

Le Studio 3 rue du Général Sarrail Le Havre / Côte d'Albâtre

Description

Dates et horaires

  • du 21 septembre 2016 au 04 octobre 2016

Le premier film, à l'affiche du 21 septembre au 4 octobre, est une découverte puisqu'il est totalement inédit en France, et présenté dans une magnifique version restaurée :

JE NE REGRETTE RIEN DE MA JEUNESSE (Japon, 1946, 1h52mn, VOSTFR), avec Setsuko Hara.

Kyoto, 1933. Alors qu’un régime militaire est instauré au Japon, le professeur d’université Yagihara est démis de ses fonctions car jugé trop démocrate par ses pairs. Il est soutenu par un petit groupe d’étudiants progressistes auquel appartiennent Noge et Itokawa. Yukie, la fille du professeur, tombe amoureuse du fougueux Noge qui se lance bientôt corps et âme dans la lutte contre le régime. La jeune fille décide de suivre son grand amour quoi qu’il advienne…



KUROSAWA DRESSE UN ADMIRABLE PORTRAIT DE FEMME DANS

CETTE FRESQUE POLITIQUE SUR LE JAPON DES ANNÉES 1930-1940



Je ne regrette rien de ma jeunesse est le premier long-métrage que Kurosawa tourne après la fin de la Seconde Guerre mondiale, durant une période de troubles au sein de la Toho – le film est né durant les deux grands conflits syndicaux qu’a subis le studio, contraignant son réalisateur à écrire plusieurs versions du scénario. Cette œuvre, qui retrace sous forme de fresque la résistance de la jeunesse intellectuelle japonaise de 1933 à 1945, s’avère être l’un des rares films ouvertement politiques de Kurosawa. Il s’est pour cela inspiré de deux faits réels : la démission contrainte et forcée d’un professeur d’université pour ses opinions prétendument communistes, et l’affaire Ozaki, un antimilitariste accusé d’être à la solde des Soviétiques. Mais Je ne regrette rien de ma jeunesse est avant tout un incroyable portrait de femme, fait rare dans la carrière de Kurosawa dont l’univers – et surtout les premiers rôles – est essentiellement masculin. Le personnage de Yukie est admirablement interprété par l’immense actrice Setsuko Hara – qui fut notamment la muse d’un autre grand cinéaste japonais, Yasujiro Ozu –, bouleversante dans le rôle d’une femme qui aspire à de plus grands desseins que ceux que la société a à lui offrir. Yukie est une figure féministe avant l’heure dans un pays où le place de la femme est encore loin d’être prépondérante. Mais à travers elle, à travers ses velléités d’émancipation, Kurosawa dresse le portrait en creux du Japon de l’après-guerre : après avoir subi le joug de la dictature militaire et la guerre, il se relève tant bien que mal, armé d’une force morale inébranlable et enfin prêt à faire la paix avec lui-même.

La séance du mardi 27 septembre à 20h30, sera présentée par Youri Deschamps





VISUELS et KIT PRO à télécharger ici :

http://carlottavod.com/fiche/je-ne-regrette-rien-de-ma-jeunesse





AKIRA KUROSAWA

Né en 1910, Akira Kurosawa est l’un des cinéastes japonais les plus acclamés du XXe siècle, dont l’impressionnante carrière a donné naissance à un florilège de chefs-d’œuvre puissants et indémodables. En cinquante ans, le cinéaste a touché à tous les genres : le film d’action, la fresque historique, le film noir, le drame intimiste… Grand connaisseur de la littérature occidentale, il a également transposé de nombreux auteurs à l’écran : de Shakespeare (Le Château de l’Araignée) à Maxime Gorki (Les Bas-Fonds), en passant par Ed McBain (Entre le ciel et l’enfer).

C’est à l’âge de 25 ans que Kurosawa entre à la Toho – alors appelée Photo Chemical Laboratories – où il occupe dans un premier temps le poste d’assistant-réalisateur. Il y réalise son premier film, La Légende du grand judo, huit ans plus tard. Dès lors, sa filmographie se fait en grande partie au sein de ces célèbres studios japonais, et il finira par être son réalisateur emblématique. Kurosawa a été l’un des plus importants ambassadeurs japonais à l’étranger car son œuvre est de fait indissociable de son pays. Ses films sont de formidables témoignages sur le Japon – aussi bien médiéval (Qui marche sur la queue du tigre…) que contemporain (Vivre dans la peur) – dans lesquels le cinéaste fait preuve d’un regard empreint d’humanisme, mais néanmoins critique, sur la société nippone. Son art du réalisme visionnaire fait de Kurosawa rien de moins qu’un double cinématographique de Dostoïevski, l’une de ses principales références littéraires. Cinéaste influencé par la culture occidentale, il finira par l’influencer à son tour ; Martin Scorsese, Clint Eastwood, George Lucas… de grands réalisateurs d’aujourd’hui vouent un culte à son œuvre.



« Kurosawa est un prodige de la nature et son œuvre constitue un véritable don au cinéma et à tous ceux qui l’aiment. » Martin SCORSESE

Organisateur
Le Studio

Tarifs

Tarif de base À partir de 3.50€
jusqu'à 6.50€
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