Le quotidien de Sarah à la ferme du Val de Bures

La Ferme du Val de Bures
La Ferme du Val de Bures
La Ferme du Val de Bures
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La Ferme du Val de Bures
La Ferme du Val de Bures

Les premiers contacts avec Sarah nous facilitent le travail. Une rencontre humaine, attachante et dynamique, cette éleveuse de chèvres nous raconte son quotidien à la chèvrerie de la Ferme du Val de Bures.

"J'avais 9 ans à l'époque, j'ai vu mes parents développer l'élevage
et apprendre sur le tas..."

Racontez-nous votre parcours, d'où venez-vous ?

Je m'appelle Sarah Bazin-Behajaina j'ai 41 ans et je suis éleveuse de chèvres. Pour la petite histoire j'ai repris la ferme de mes parents il y a dix ans, la chèvrerie du Val de Bures à Bellencombre : un petit village du Pays de Bray au cœur de la forêt d'Eawy entre Saint-Saëns et Bellencombre, à proximité de Dieppe.

Comment avez-vous eu l'idée de reprendre la chèvrerie ?

Alors cette chèvrerie est une création de mes parents qui ont monté cet élevage de chèvres au début des années 80. Ils sont tombés amoureux d'un lieu, une vieille ferme à l'abandon et ensuite ils ont acheté 12 chèvres.
C'est comme ça que cette aventure a démarré.
J'avais 9 ans à l'époque, j'ai vu mes parents développer l'élevage et apprendre sur le tas... On les a vu faire du fromage, aller sur les marchés pour le vendre puis très vite ils ont développé l'accueil des groupes avec l'envie de voir du monde sur la ferme : partager leur connaissance et leur savoir-faire...
Ils nous ont transmis ces valeurs et nous avons repris la ferme sur les mêmes bases. C'est un métier passionnant que l'on exerce du matin jusqu'au soir toute l'année parce que les animaux ont besoin de nous. C'est un choix de rythme de vie à contre-courant, le weekend on est très pris par les marchés et la semaine on accueille du public sur la ferme.

Comment se passe une journée type à la ferme ?

On travaille à deux sur la ferme avec mon mari, on a cette chance de partager le travail et de se répartir les tâches notamment pour ce qui est des tâches les plus difficiles physiquement.

  • Le matin ça commence à 6H30 avec la traite du matin que mon mari gère. Moi je le rejoins ensuite pour nourrir les chèvres.
  • De 6H30 à 9H30 on a ce temps de travail autour des animaux.
  • 9h30 arrivent les groupes en visite que je prends en charge. Mon mari lui gère à la fois les enfants et la partie fromagerie transformation fromagère. En pleine saison c'est à peu près 4h de travail.
  • 15h30 après le départ des derniers groupes vient le temps de nourrir les chèvres et d'effectuer la traite.

Parfois du public assiste à la traite du soir et on vend du fromage le soir.

La ferme de Bures est une ferme pédagogique mais c'est quoi au juste ?

C'est avant tout être membre d'un réseau géré par « Bienvenue à la ferme » une branche de la chambre d'agriculture. Réseau d'éleveurs producteurs qui souhaitent accueillir tout type de public et transmettre leurs savoir-faire. C'est aussi savoir s'adapter au public que l'on a en face de soi, que ce soit un public jeune, âgé ou handicapé.

Quel est le plus beau souvenir de votre carrière ?

La reprise de l'exploitation a été un moment fort pour moi, mes parents avaient mis en place toute l'activité et on voyait bien qu'il y avait un vrai plaisir, les gens revenaient, on avait développé une clientèle d'habitués et j'avais peur de ne pas être à la hauteur. Très vite les premiers retours que j'ai pu avoir des différents clients, comme ceux des marchés, nous disent que nos fromages sont aussi bons que ceux de mes parents. C'était donc un plaisir et un soulagement aussi.

Si je vous dis "La Normandie Impressionnante" ?

Alors pour moi c'est Étretat ! On a un littoral important en Seine-Maritime on est tellement tourné vers la mer, ces côtes, ces falaises, ces plages sont magnifiques et peuvent faire pâlir beaucoup d'autres régions...