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Un été au Havre 2018: à l'origine...et...jusqu'au bout du monde

Digue Augustin Normand, lieu dit "Le bout du monde" et exposition à la bibliothèque Oscar Niemeyer LE HAVRE / Côte d'Albâtre

Description

Dates et horaires

  • du 23 juin 2018 au 23 septembre 2018

Fabien MERELLE – Digue Augustin Normand,
lieu-dit « le Bout du Monde » et exposition à la
bibliothèque Oscar Niemeyer
Dessinateur et sculpteur, Fabien Mérelle compose
des oeuvres très réalistes à travers lesquelles
il se met en scène en pyjama…
Pour Un Été au Havre, l’artiste présentera une
sculpture baptisée À l’origine, une déclinaison
de son Pentateuque dessiné en 2010, qui s’installera
sur la digue Augustin Normand pour l’été.
Cette sculpture monumentale représente un
éléphant en équilibre sur le dos d’un homme et
symbolise le fardeau que chacun porte sur ses
épaules. Culturellement, l’éléphant évoque la
mémoire et la sagesse tandis que Pentateuque
fait référence aux cinq premiers livres de la
Bible. Cette oeuvre renvoie donc au poids de ces
écrits qui a conditionné l’Histoire de l’Homme
depuis 2 000 ans.
Une sélection de dessins de Fabien Merelle
sera présentée sous la forme d’un parcours
dans les coursives et l’atrium de la bibliothèque
Oscar-Niemeyer. Ses dessins sont les tribulations
d’un seul et même personnage, toujours
affublé d’un teeshirt blanc et d’un pyjama rayé
bleu et blanc. Ils en disent long sur l’univers onirique
de l’artiste et trouvent leur sens et leur
inspiration dans une mise en scène de son quotidien,
de son entourage, à la fois cruelle, ironique
et douce. Fabien Mérelle projette son corps dans
cet univers où tout se mêle, animal, végétal,
minéral, où l’écorce vient coloniser la peau, où
l’homme est semblable aux bêtes. Un monde où
il n’y pas plus ni loi de la gravité, ni tabou. Il compose
avec le blanc du papier, très présent. De ces
décors vides émergent des scènes détaillées, la
feuille comme réceptacle des pensées, des envies,
des angoisses de son auteur.
Dessiner de manière réaliste l’improbable, l’envers
du décor, une autre réalité où s’entremêlent
mythes grecs et croyances ancestrales. Son
dessin suit sa vie et parle de la condition d’un
homme qui aime, qui a peur, qui devient père. Il
se nourrit de tout, des œuvres des artistes qu’il
admire, des images qu’il glane au hasard, des
mots qui l’obsèdent.

Jusqu’au bout du monde représente un père portant
son enfant sur les épaules et faisant face
aux éléments, un homme qui tente de protéger
ce qu’il a de plus cher. Au bord de cette falaise
abrupte, au milieu d’une mer parfois déchainée,
cette figure apparait fragile – l’humanité dans
son dénuement. La sculpture de 6,24 m (en référence
à la fameuse trame Perret) est un totem,
sorte de point d’exclamation planté sur la plage
disant la chaleur de nos sentiments.
À travers ces trois propositions artistiques,
Fabien Mérelle raconte une histoire, celle d’un
même personnage qui apparaît « à l’origine » à
l’entrée du port de plaisance, s’expose dans diverses
postures à la bibliothèque puis réapparaît
« Au Bout du Monde », soulagé d’un poids
qui lui permet d’aller de l’avant.

Organisateur
GIP Un été au Havre

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